Les artisans et commerçants peuvent être indemnisés s’ils sont malades, placés en isolement
ou contraints de garder leurs enfants à cause du Covid-19. Ils peuvent également bénéficier
d’aides exceptionnelles pour soutenir leur activité.
Les salariés ne sont pas les seuls à être aidés en cette période d’épidémie de Coronavirus. Les
travailleurs indépendants disposent de toute une palette d’aides pour faire face à la crise du Covid-19.
Des arrêts de travail indemnisés
Les artisans, commerçants, chefs d’entreprise et micro-entrepreneurs, qui sont en arrêt de
travail car ils ont contracté le coronavirus, perçoivent des indemnités journalières (IJ) versées
par l’Assurance maladie à partir du 4ème jour d’arrêt. En temps normal, ils touchent les IJ
pour maladie à compter du 8ème jour.
Il n’y a pas de délai de carence s’ils sont mis en quarantaine parce qu’ils ont côtoyé une
personne contaminée ou parce qu’ils ont été dans un foyer épidémique. L’indépendant perçoit
alors les IJ dès le premier jour d’arrêt, et ce, pendant 20 jours maximum. L’arrêt de travail ne
doit pas être délivré par un médecin traitant, mais par l’Agence régionale de santé (ARS).
Comme tous les actifs, les travailleurs indépendants peuvent être indemnisés s’ils sont
contraints de cesser leur activité pour garder leur enfant dont l’établissement scolaire est
fermé à cause de l’épidémie.
L’enfant doit être âgé de moins de 16 ans ou de moins de 18 ans s’il est handicapé.
Les IJ sont versées durant 14 jours et ne peut profiter qu’à l’un des deux
parents. L’indemnisation est octroyée uniquement si l’indépendant ne peut pas exercer son
activité à distance. Il doit faire une demande sur declare.ameli.fr en certifiant qu’il ne peut
pas télétravailler. Les IJ sont versées durant 14 jours après examen de l’Assurance maladie.
L’attribution n’est donc pas automatique.
Une aide forfaitaire et des reports de cotisation
Les artisans, commerçants, dirigeants de très petites entreprises (TPE) réalisant moins d’un
million de chiffre d’affaires (CA) et les micro-entrepreneurs (à condition que la micro-
entreprise représente leur activité principale) peuvent percevoir 1.500 euros s’ils ont dû
fermer leur établissement ou subi une perte de 70% de leur CA. Cette aide de l’État doit être
demandée auprès de la direction générale des finances publiques (DGFiP).
Les charges fiscales et sociales du mois de mars sont reportées pour toutes les entreprises.
Enfin, les factures d’eau, de gaz et d’électricité sont suspendues pour les TPE, les artisans, les
commerçants et les micro-entrepreneurs qui ont font la demande auprès de leurs opérateurs.