La loi de finances pour 2020 est marquée par une réduction de la fiscalité. Comme promis à l’issue du Grand débat national organisé pour répondre au mouvement de contestation des Gilets jaunes, le texte instaure notamment une baisse de 5 milliards d’euros de l’impôt sur le revenu.

Baisse de l’impôt sur le revenu
Le taux de la première tranche d’imposition est réduit de trois points, passant de 14% à 11%. Par ailleurs, les seuils des deux premières tranches (11% et 30%) sont abaissés. Ces mesures, devraient bénéficier à 16,9 millions de foyers fiscaux pour une économie d’impôt de 300 euros en moyenne. Aucun allégement n’est prévu, en revanche, pour les deux dernières tranches d’imposition (41% et 45%).
Si ces baisses d’impôt s’appliquent sur les revenus perçus en 2020 à déclarer en 2021, le taux de prélèvement à la source est ajusté en conséquence dès le 1er janvier.

Fin de l’étalement fiscal pour les indemnités de départ à la retraite
Pour éviter que les nouveaux retraités ne soient fortement imposés à cause de leur indemnité de fin de carrière (IFC), ces derniers avaient la possibilité d’étaler cette somme perçue à leur départ à la retraite à parts égales sur quatre ans. Pour les IFC perçues à compter du 1er janvier 2020, ce n’est plus possible.

Plus de déclaration à remplir pour certains contribuables
Les contribuables qui perçoivent uniquement des revenus réguliers (salaires, traitements pour les fonctionnaires, retraites…), n’ont désormais plus l’obligation de remplir leur déclaration de revenu au printemps. En l’absence de déclaration rectificative, les montants et informations préremplis par le fisc seront considérés comme étant implicitement acceptés par le contribuable.
Les travailleurs non-salariés (artisans, commerçants, chefs d’entreprise, agriculteurs, professions libérales) qui touchent des revenus irréguliers, ainsi que les propriétaires bailleurs et les assujettis à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), doivent, eux, continuer à remplir leur déclaration.

Suppression pour tous de la taxe d’habitation
L’exonération de la taxe d’habitation sur les résidences principales qui profite cette année à 80% des ménages français sera étendue aux 20% restants. Cette suppression sera étalée sur trois ans, de 2021 à 2023. Elle ne concernera pas, à l’image de la première vague, les résidences secondaires et les logements vacants. Les 24,4 millions de foyers bénéficiaires économiseront 723 euros en moyenne, selon Bercy.